Vestiges de l'aqueduc romain

Si le Pont du Gard reste la partie  conservée de l'aqueduc, il n'en est qu'un élément. Il reste plus de 40 km de construction ou d'aménagement répartis sur la région mais peu sont visibles. L'aqueduc en partant d'Uzès, continuait vers le village de Saint Maximin. Entre Saint Maximin et Boisset se trouve quelques vestiges d'un souterrain et d'un pont mais c'est au prochain village de Vers qu'apparaissent des restes plus importants avec toute une série d'arches qui supportaient le canal. Ensuite  se rencontrent le Pont Rou , le Pont de Bonègre qui devenu pont de passage après la fin de l'utilisation de l'aqueduc porte sur lui la marque des roues de charette qui ont creusé des ornières dans les dalles.

Après avoir passé le Pont du gard, peu de vestiges sont visibles entre le Pont du gard et Saint Bonnet, il faut aller jusqu'à Sernhac où une partie de canal souterrain est visible. Mais ensuite de Sernhac à Nîmes, le canal enterré n'est plus visible. Le dernier lieu important de l'aqueduc se trouve dans la ville de Nîmes avec les restes du bassin de répartition des eaux.

De tous temps les constructions abandonnées et ayant perdues leur fonction première sont devenues des carrières . Les nouveaux constructeurs avaient sous la main, au milieu des effondrements des matériaux préparés, faciles à réemployer. Les pierres étaient retournées à leur état naturel et pour tout ce qui était encore debout la charge de travail pour en récupérer les matériaux était bien moins importante que d'extraire des pierres des collines. C'est ainsi  que certainement furent construites de maisons dans les villages environnants le tracé de l'aqueduc. Contrairement au reste des ouvrages sur le tracé de l'aqueduc le Pont du Gard a du résister à la récupération du fait de son éloignement des villages, des difficultés d'accès et de l'énormité des blocs qui le composaient.